La rue comme espace de vérité
MOTUSS ne parle presque pas. C’est son choix, et c’est sa force. Thomas Richard a construit ce personnage autour d’une conviction : le silence peut faire plus que les mots — s’il est habité, précis, et offert à la bonne personne au bon moment. Un magicien de rue du Loir-et-Cher, univers noir et fuchsia, qui crée des rencontres sincères en quelques secondes.
MOTUSS est né d’une envie personnelle — créer une magie différente, où l’instant et l’humain priment sur le tour. Thomas a progressivement supprimé les mots pour laisser plus de place aux regards, aux réactions spontanées, aux émotions brutes. La rue s’est imposée naturellement : elle oblige à être vrai immédiatement, sans filet. Les gens passent, s’arrêtent, repartent. L’artiste doit créer une rencontre sincère en quelques secondes.
Magie, mime et décalage poétique
Le personnage ne parle pas, mais il communique énormément — par le regard, le corps, les situations absurdes ou poétiques. MOTUSS mêle magie, mime, humour visuel et participation du public dans un spectacle interactif où les spectateurs deviennent acteurs sans s’en rendre compte. Le silence n’est pas une absence : c’est une présence visuelle et émotionnelle à part entière.
Un spectateur sans paroles
Lors d’un festival, un spectateur monte sur scène avec beaucoup de retenue — puis lâche prise complètement devant le public. À la fin du numéro, il rit, le public rit avec lui, et il regarde MOTUSS avec émotion, sans dire un mot. C’est exactement ce que cherche Thomas : créer des souvenirs humains forts, parfois sans parole.
Ce que le public emporte
L’univers noir et fuchsia. Le silence. L’interaction. Et cette sensation d’avoir vécu quelque chose d’un peu étrange, drôle et poétique à la fois. Les spectateurs repartent avec une émotion, pas une explication.
Projets à venir
MOTUSS développe plusieurs formes autour de son univers : le spectacle participatif Silence on Tourne, des interventions immersives en magie de proximité, et des projets de festivals en France et à l’étranger. Le silence comme signature scénique — un territoire encore largement à explorer.


