La rue comme terrain de rencontre
La Compagnie n’est pas à proprement parler une compagnie d’arts de la rue — mais certaines de ses formes aiment s’inviter dans l’espace public. La rue devient alors terrain de surprise, endroit où la poésie peut surgir au coin d’un chemin et toucher chacun dans son quotidien.
Un langage du corps sensible et universel
La démarche artistique repose sur le théâtre gestuel, la danse, la LSF et le chansigne — créer des spectacles accessibles à tous, où chacun peut ressentir et comprendre au-delà des mots. Cette recherche d’accessibilité s’accompagne d’une véritable exigence esthétique : inventer des formes visuelles fortes, poétiques, singulières, où le mouvement, le rythme et l’image deviennent une écriture à part entière.
ANA — la première
Pour Célia Chauvière, le moment de scène le plus marquant a été la première représentation d’ANA, le tout premier spectacle de la Compagnie. Des mois de travail avec sa partenaire, une thématique qui tenait particulièrement à cœur — celle-là même pour laquelle elle avait fondé la compagnie. Malgré le trac intense, la représentation s’est très bien déroulée.
Une équipe mixte sourds / entendants
Depuis cinq ans, la Compagnie tourne Les Impromptus de SIGNES à L’ŒIL — spectacle de rue et tout-terrain où se mêlent chansigne, théâtre gestuel et danse. L’équipe est mixte sourds/entendants. Le public entendant dit souvent avoir mieux compris les textes des chansons que ne le ferait une interprétation classique. Pour le public sourd, c’est une découverte du patrimoine de la chanson française portée au plateau par une équipe mêlant sourds et entendants.

Projets
La Compagnie cherche maintenant à faire éclore le chansigne dans les théâtres à travers Les Odyssées de SIGNES à L’ŒIL — un diptyque avec un volet jeune public (En toute légèreté) et un volet adolescent/adulte (Le monde en face).
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Célia Chauvière