Une déconvenue qui devient vocation
Simon est venu à la photographie suite à une énorme déconvenue professionnelle. Un premier appareil acheté sans vraiment savoir pourquoi, des débuts dans l’animalier, la street, l’architecture. Puis une nuit d’halloween — des bâtiments transformés par des éclairages extraordinaires, des couleurs inattendues. Il prend conscience de ce que la lumière peut faire à un lieu familier.
Un soir, il croise pour la première fois une équipe qui va changer dramatiquement son parcours : Pyronix. Telle une montre cassée qui indique deux fois par jour la bonne heure, il capture une image qui éveille quelque chose de particulier — un rapport unique entre la flamme, sa lumière douce et le velours d’un costume. La lumière qui magnifie l’ombre, l’ombre qui renforce la couleur. Pyronix devient son souffre-douleur pendant des années de clichés par milliers — flous, cramés, recommencés.

Le stage qui change tout
Sa recherche l’amène à suivre sur les réseaux quelques fire photographes, dont Yann Delcambre, dont le rendu s’approche le plus de la chaleur, douceur et intensité qui le fait vibrer. Par un concours de circonstances extraordinaire, Andrey Das et Yann organisent un stage de fire photographie — Simon s’y inscrit immédiatement. En quelques jours, toutes ses connaissances et habitudes sont remodelées, transformées, corrigées. C’est sa vraie première soirée de shooting Feu. Au retour, les premiers clichés techniquement bien exposés.
Fort de nouveaux appuis techniques, il entreprend de shooter — énormément, partout, dans un maximum de circonstances. Il y découvre une communauté devenue très chère à son cœur, source de sérénité et de ressourcement indispensables à son équilibre.

Instinct, confiance, curiosité
Sa démarche n’est pas vraiment définie. Il marche à l’instinct, à la confiance d’un premier regard échangé avec un artiste en scène, au challenge d’une image rêvée au coin d’un brasero. Une constante : l’envie de découvrir chaque jour davantage la communauté du Feu. De proche en proche, il a arpenté l’Europe entière — du show de Feu au carnaval de Venise au workshop improvisé sur un parking de supermarché. Aucune exclusive, chaque artiste et chaque flamme traités d’égal à égal.
Cette année : quatre records du monde documentés pour Ignition Fire Performance, photos sélectionnées et publiées par l’institution Guinness. Des photos exposées au Burning Man aux États-Unis via le fire conclave. Des conventions couvertes — Flow er Fest, EJC, Phoenix, Follow Your Flow. Des jams régulières en Belgique, France, Angleterre.

Ce qui marque
La première image qui a tout déclenché. Deux shootings studio qui lui ont donné goût à cet univers. Le shooting à Venise — première fois mandaté avec une confiance totale des artistes. Les festivals et conventions pour leur énergie bouillonnante et l’entraide désintéressée des équipes média. Et toujours : le prochain shooting, car il sera meilleur que le précédent.

Ce que le public retient
Un rendu de la flamme très détaillé. Des sujets souvent capturés en gros plan. L’ambiance générale portée par le post-traitement. Une palette chromatique reconnaissable. La constance du rendu. Et sur chaque shooting, quelques images qui trouveront toujours leur public.

Projets à venir
Des déplacements plus loin, hors Europe. Un cycle de formation avec la photographe Nath Sakura. L’organisation d’une exposition de photographie d’art. Des shootings studio qualitatifs. La même dynamique, accentuée.



Au Festival Arts Ô Loing 2026
Simon ZProject est photographe officiel du Festival Arts Ô Loing les 12 et 13 septembre 2026 à Châlette-sur-Loing.